La Sophrologie

Par Sylvie 2 novembre 2015
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La sophrologie peut être considérée comme un ensemble de techniques comprenant des exercices de respiration, de relaxation physique et mentale et de visualisation (utilisation de l’imagerie mentale). Ces techniques ont un but : permettre une meilleure communication, une plus grande harmonie entre le corps, le mental et, pour ceux qui y croient, l’esprit.

Les origines

Cet objectif se retrouve d’ailleurs dans l’étymologie du mot sophrologie qui trouve ses racines dans les mots grecs : SOS (qui signifie équilibre, harmonie), PHREN (qui signifie conscience, cerveau) et LOGO (qui fait référence à l’étude, la science).

D’aucun s’accorde pour dire que le terme de sophrologie a été inventé par Alphonso Caycédo, neuro-psychiatre d’origine colombienne. S’inspirant d’abord des méthodes hypnotiques auxquelles la plupart des médecins se formaient à l’époque (nous sommes dans les années 60), Caycédo, riche de quelques années de voyage en Inde, au Japon et au Tibet, fait évoluer la sophrologie pour en faire une méthode originale au carrefour de l’orient et de l’occident.

Les différents courants

Depuis, comme toute méthode, la sophrologie a évolué, s’est enrichie de différentes approches et on peut dire aujourd’hui qu’elle compte deux grandes familles principales :

– la relaxation dynamique – directement issue de l’approche caycédienne – qui propose des pratiques évoluant sur plusieurs degrés (4 au départ puis 12 ensuite) en position debout, voire assise et insiste sur la focalisation de la conscience sur divers aspects, variant selon les exercices et les degrés, ainsi que sur l’accueil de la « vivance » c’est-à-dire du vécu propre à chacun lors de la pratique des exercices proposés;

– la sophrologie évolutive créée par André Daprey, contemporain de Caycédo, qui s’appuie quant à elle sur une version adaptée du training auto-gène de Schultz (méthode spécifique de relaxation) et qui va mettre l’accent sur une relaxation plus profonde ainsi que sur un travail personnalisé grâce à la technique du message sophronique permettant au sophrologue de proposer à chacun des protocoles spécifiques en fonction des mots utilisés par le client pour évoquer sa situation et sa problématique.

Des visions complémentaires

Loin des « querelles de chapelles » stériles, et ayant la chance d’être formée à ces deux courants, mon approche consiste à les appréhender dans leur complémentarité plutôt qu’en les opposant. Ainsi, en fonction de ce que je perçois de mon client, de sa problématique mais aussi en fonction du moment, je suis à même de proposer tel ou tel type de sophrologie et donc de m’adapter.

Quoi qu’il en soit que l’on parle de sophrologie dite caycédienne ou de sophrologie évolutive, on retrouve des principes communs tels que :

l’importance de (re)découvrir son schéma corporel c’est-à-dire une représentation personnelle de son corps dans ses fonctionnements physiologiques, dans ses capacités et des limites ;

la valorisation du positif : sans nier l’existence des problèmes auxquels on peut être confronté, il s’agit de mettre en valeur tous les aspects positifs de son existence et de sa personnalité pour justement pouvoir plus aisément aller au-delà des difficultés rencontrées ;

l’entrainement et la répétition : aussi efficace que puisse être une méthode, rien ne peut évoluer en profondeur sans un minimum d’effort et d’engagement. La sophrologie, pour réellement apporter ses bienfaits, doit être pratiquée le plus régulièrement possible, ce qui implique donc un engagement du client, au-delà des séances qu’il peut suivre avec un sophrologue;

la favorisation de l’autonomie : par ses exercices simples et accessibles (en tout cas pour un certain nombre d’entre eux), par son action sur les aspects positifs de la personne, par son invitation à la pratique régulière, la sophrologie permet peu à peu une autonomisation du pratiquant qui apprend progressivement à mieux se connaître, qui découvre les ressources sur lesquelles il peut compter ainsi que des pratiques qu’il peut s’approprier pour les utiliser ensuite en-dehors des séances au cabinet.

Au-delà de toutes les explications, le mieux est toujours l’expérience. Si vous pensez que la sophrologie peut être une aide pertinente, cherchez un sophrologue à proximité de chez vous et allez le consulter. Une première séance vous permettra d’abord de faire connaissance avec le thérapeute et donc de vérifier que c’est la personne qui vous convient et ensuite de découvrir les techniques. Pour savoir comment choisir un sophrologue et comment se déroule une consultation, cliquez ici.

Sylvie Renoulet
Fondatrice de Sophrolia
Consultation de sophrologie à Sélestat et Colmar
Formation de sophrologue en Alsace

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